Les carburants routiers sont indispensables. Les Français s’en servent chaque jour pour se déplacer. Pour l’État, les produits pétroliers sont une manne fiscale dont il est incapable de se passer. Voici pourquoi.
1. Le pétrole brut
Un litre de sans plomb ou de gazole est essentiellement composé de pétrole brut. Le premier coût d’un litre de carburant est donc celui induit par l’exploration pour trouver du pétrole, puis par son exploitation.
Le pétrole brut est coté à trois endroits de la planète. On parle du baril de brent pour la Bourse de Londres, du WTI pour le baril coté à New-York et du Dubaï light pour le produit coté à Dubaï. Et davantage que les coûts d’extraction, c’est bien les cours boursiers qui fixent le prix du pétrole au gré des anticipations des acteurs boursiers (traders ou investisseurs). Dans le cas récent du conflit iranien, les atermoiements politiques génèrent ainsi de très fortes fluctuations des cours boursiers énergétiques.
L’Europe consomme du Brent. Celui-ci étant coté en dollars, l’évolution des taux de change est loin d’être négligeable lorsqu’il s’agit de convertir le prix du baril en euros.
2. Le raffinage
Les carburants sont des produits raffinés du pétrole brut. Les raffineurs chauffent la matière première pour en extraire le bitume, le fioul, le supercarburant… Ces produits raffinés font, eux aussi, l’objet d’une cotation internationale. Pour ce qui concerne la France et l’Europe du Nord, les carburants sont cotés à Rotterdam.
La France étant dans l’obligation d’importer une part importante du gazole, les cotations sur la place boursière des Pays-Bas impactent fortement les prix du diesel. Ce phénomène, en revanche, touche moins l’essence qui est produite localement.




