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Loi Duplomb : un débat, quelques attentes et beaucoup de déception

Le débat à l’Assemblée nationale, très attendu après le succès de la pétition « Non à la loi Duplomb » ayant réuni 2,1 millions de signataires, a eu lieu ce 11 février. Que Choisir l’a suivi. Hélas, il s’est résumé à un dialogue de sourds, dans lequel chaque groupe a campé sur ses positions. Pendant ce temps, le gouvernement maintient sa ligne d’un détricotage du droit de l’environnement.

L’essentiel

  • Fracture politique et citoyenne Malgré une pétition record de 2,1 millions de signatures, le débat à l’Assemblée a confirmé l’impasse entre défenseurs de l’environnement et partisans d’un assouplissement des normes agricoles.
  • Détricotage du droit de l’environnement La loi réduit les contrôles environnementaux et une nouvelle proposition de loi controversée relance déjà la mobilisation.

La loi Duplomb n’en finit pas de faire parler d’elle. Ce texte, du nom de son auteur, le sénateur (LR) Laurent Duplomb, également agriculteur et syndicaliste membre de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), est contesté depuis sa création. Et il continue de l’être après avoir été voté.

Il a fait l’objet d’un débat ce mercredi 11 février, comme le prévoit le règlement de l’Assemblée nationale lorsqu’une pétition dépasse les 500 000 signataires, sachant qu’il n’en ressortirait pas grand-chose. En effet, les dispositions promulguées à l’été ne pouvant être remises en cause juridiquement, cette discussion portait surtout des enjeux symboliques.

Malgré les attentes des opposants à la loi, qui manifestaient au même moment devant le palais Bourbon en rappelant l’impact des pesticides sur la santé, les échanges entre députés ont été décevants. Chacun a campé sur ses positions et multiplié les invectives, les uns rappelant les manques démocratiques lors du vote du texte, les atteintes à l’environnement et la mobilisation des citoyens, les autres mentionnant les difficultés des agriculteurs et les distorsions de concurrence avec les autres pays européens.

Loin d’apaiser les tensions, cette séance a surtout mis en lumière les fractures profondes qui traversent aujourd’hui le monde agricole et, plus largement, la société française. Des positions qui semblent irréconciliables, alors que la crise climatique s’aggrave, entraînant des conflits autour de la dépollution et du partage de l’eau.

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